Tag Archive AlgoPLAST

A la recherche des … polluants en plastiques dans l’environnement marin

September 14, 2021 Comments Off on A la recherche des … polluants en plastiques dans l’environnement marin By administrateur

English below

Des jeunes scientifiques se sont engagés comme bénévoles pour participer à une recherche sur la pollution en plastique. Leur mission était d’échantillonner les débris dans les écosystèmes côtiers et marins du sud-ouest de Madagascar dans le cadre d’une recherche en thèse inclus dans le projet « Bioplastique et algoculture villageoise ».

En référence à des guides de suivi disponibles, la caractérisation des macro-débris dans la mangrove, sur la plage et au niveau de la zone des herbiers de phanérogames (en surface d’eau de mer et au niveau du fond) a été réalisé à Sarodrano, au sud de la ville de Toliara, à Andrevo, au nord de la ville de Toliara, et à Toliara même.

Rien que pour les écosystèmes tels que la mangrove et la plage, environ 24 400m2 de terrain a été nettoyé lors du premier jour de suivi (pré-collecte ou standing stock survey) en cette saison fraiche. En parallèle, une étude de la provenance de ces débris a été initiée via un audit des étiquettes ou « brand audit ». Le suivi sera poursuivi en saison chaude.

Les méso- et microplastiques ont été échantillonnés selon les protocoles de prélèvements au niveau des substrats et en surface d’eau de mer. Pour cette saison fraiche, 52 500g de sédiments ont été prélevés au niveau des substrats de la mangrove, plage et zone des herbiers de Sarodrano, Andrevo et Toliara. L’extraction et la caractérisation des meso- et microplastiques contenus dans les sédiments prélevés et dans les eaux filtres (en surface d’eau de mer) sont en cours.

Le suivi n’a pas échappé à des difficultés mais les équipes ont su surmonter cela en n’hésitant pas à proposer des suggestions plus adéquates pour chaque espace et temps.

Mahavelo bevata !

Bravo à toutes les équipes, vous avez assuré !

In search of … plastic pollutants in the Marine Environment

Young scientists volunteered to participate in a research project on plastic pollution. Their mission was to sample litters in the coastal and marine ecosystems of the southwestern Madagascar as part of a thesis research included in the project “Bioplastique et algoculture villageoise“.

With reference to available monitoring guides, the characterization of macro litters in the mangrove, beach and seagrass bed areas (at the surface of seawater and at the seafloor) was carried out in Sarodrano, south of Toliara, in Andrevo, north of Toliara, and in Toliara itself.

For the mangrove and the beach alone, approximately 24,400m2 of area was cleaned on the first day of the monitoring (standing stock survey) during this dry-cool season. At the same time, a study of the litter origin was initiated with a brand audit. The monitoring will be continued in the wet-warm season.

Meso- and micro-plastics were sampled according to the sampling protocols at the level of the substrates and at the surface of the sea water. For this cool season, 52,500g of sediments were collected at the level of the substrates of the mangrove, the shoreline and the seagrass bed of Sarodrano, Andrevo and Toliara. The extraction and characterization of meso- and microplastics contained in the collected sediments and in the filter waters (on the surface of sea water) are in progress.

The monitoring has not escaped difficulties but the teams have overcome this and proposed adequate way to conduct the activities for each space and time.

Mahavelo bevata!

Well done to all the teams, you have ensured!

Actu: Bioplastique et algues / News: Bioplastic and seaweed

July 16, 2021 Comments Off on Actu: Bioplastique et algues / News: Bioplastic and seaweed By administrateur

English version below

Fabriquer du plastique biodégradable à partir des algues marines cultivées par des villageois. Où en est-on ?

Un partenariat multipartite pour la recherche et développement

Afin de lutter contre la pollution environnementale et de valoriser les algues marines cultivées par les communautés côtières, le projet de recherche intitulé “Bioplastique et algoculture villageoise” a été initié depuis janvier 2020 grâce au partenariat Nord-Sud entre l’Institut Halieutique et des Sciences Marines de l’Université de Toliara, l’Université d’Antananarivo, les Universités belges de Mons et de Liège, avec le financement de l’Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur de Belgique (ARES-Belgique) et la participation d’autres partenaires privés (Ocean Farmers) et ONG (Entraide et Fraternité).

Le projet a pour objectif d’évaluer et de tester, à l’échelle d’une unité-pilote sur Madagascar, le potentiel économique, social et environnemental d’une activité innovante portant sur la confection de bioplastiques, en particulier des sacs et des films dégradables, confectionnés à partir des deux algues aquacultivées, la Cottonii et la Spinosum.

Les premiers essais sont-ils concluants ?

Afin de discuter de l’avancement et de la gestion globale des activités du projet et particulièrement des activités de recherche proprement dites, une réunion entre les partenaires parties prenantes, les scientifiques (promoteurs, encadrants et étudiants) et les responsables administratifs a été réalisée le 14 juillet 2021. La réunion s’est basée sur l’évolution des travaux de recherche réalisés par les Doctorants recrutés dans le cadre du projet.

Une réunion virtuelle entre les partenaires

Les trois doctorants ont fait une brève présentation de leurs travaux de recherche effectués pour montrer ce qu’ils ont accomplis et les perspectives pour la deuxième année. Maka Dimbinaina Olivier, Doctorant en Sciences Chimiques a partagé ses premiers résultats portant sur la fabrication de bioplastiques à partir des algues marines Kappaphycus alvarezii (Cottonii) et Euchema denticulatum (Spinosum) venant des villages côtiers. A partir de son premier essai, il a démontré la possibilité de formuler des films à partir d’algues marines brutes et envisage d’améliorer les films avec une partie des composants des algues marines.

Raharinaivo Lovasoa Rina, Doctorante en Sciences Biochimiques a quant à elle, partagé ses activités concernant l’étude de la biodégradation des bioplastiques biosourcés associée à la caractérisation des déchets marins, particulièrement les macro- et micro-plastiques. Elle évaluera entre autres l’impact de ces déchets sur le fonctionnement des écosystèmes marins critiques tels que la mangrove et les herbiers de phanérogames.

Rabearison Mihary Isandratana, Doctorant en Sciences Economiques a exposé ses axes de recherches sur les stratégies d’exploitation du bioplastique algosourcé en mettant en exergue la création d’une nouvelle chaîne de valeur dans une logique de développement durable dans le but de dégager les potentialités socio-économiques et les pertinences environnementales du projet.

Pour le développement durable …

Un projet pour le développement axé sur 3 thèmes de Doctorat

Malgré la situation pandémique qui perturbe notamment les déplacements des chercheurs, les travaux de recherches avancent pas à pas. Par ailleurs, les partenaires privés et ONGs ont réaffirmé leur volonté d’aider à la poursuite des objectifs des projets de recherche.  Les promoteurs ainsi que les encadrants n’ont pas manqué de rappeler la nécessité de travailler davantage sur la complémentarité et la convergence des travaux de thèse afin d’assurer la durabilité des produits qui seront développés et contribuer à atteindre les objectifs du développement durable.

Pour atteindre les ODD / Meeting the SDGs

 

Produce biodegradable plastic from seaweed cultivated by villagers. Where we are?

A multi-stakeholder partnership for research and development

To fight against the environmental pollution and to valorize seaweeds cultivated by coastal communities, the research project entitled “Bioplastique et algoculture villagoise” has been initiated since January 2020, dealt by a North-South partnership between Institut Halieutique et des Sciences Marines (IH.SM) of the University of Toliara and the University of Antananarivo, the Belgian Universities of Mons and Liège. The project is funded by the Belgium Academy of Higher Education and Research (ARES). the technical contribution Private partners (Ocean Farmers) and NGOs (Entraide et Fraternité) provide the technical support.

The project aims to evaluate and test, at the scale of a pilot unit in Madagascar, the economic, social and environmental potential of an innovative activity, which produces seaweed-based bioplastics. The project plans to produce biodegradable bags and films using mainly two seaweeds namely “Cottonii” and “Spinosum”.

Are the first tests conclusive?

In order to discuss the progress and overall management of the project activities and particularly the research activities themselves, a meeting between the stakeholders, the scientists (senior scientists and PhD students) and the administrative staff was held on July 14th, 2021. The meeting focused on the progress of the research work carried out by the PhD students recruited within the project.

The three PhD students briefly presented their research work to show their accomplishments and the perspectives for the second year. Maka Dimbinaina Olivier, PhD student in Chemical Sciences shared his first results on the creation of bioplastics from the seaweeds Kappaphycus alvarezii (Cottonii) and Euchema denticulatum (Spinosum) from the coastal villages. From his first experiments, he demonstrated the possibility of formulating films from blend seaweed and plans to improve the films with the seaweed components.

Raharinaivo Lovasoa Rina, PhD student in Biochemical Sciences shared her activities regarding the study of biodegradation of biosourced plastics associated with the characterization of marine litters, especially macro- and microplastics. She will be assessing the impacts of those litters on the critical marine ecosystems (mangroves and phanerogam beds).

Rabearison Mihary Isandratana, PhD student in Economics presented his line of research throughout a triple bottom line approach on how to combine economic profitability, social impacts and environmental benefits of the project while creating a new sustainable value chain.

For sustainable development …

Although the effects of the pandemic that delays the researchers‘ travel, the research is leading onto a good path. Moreover, private partners and NGOs have reaffirmed their motivation to assist to the continuation of research project and excited to by the promising preliminary results. Besides, the senior scientists reminded the significance of the complementarity of the students’ theses and their convergence within the research project in order to ensure the sustainability of the products that will be developed and contribute to achieving the sustainable development goals.

Par/By Rina Raharinavo, Olivier Maka et Mihary Rabearisoa

Petite sortie d’un économiste de la bulle financière pour la découverte de la biodiversité marine et la richesse de sa Nation

April 15, 2021 Comments Off on Petite sortie d’un économiste de la bulle financière pour la découverte de la biodiversité marine et la richesse de sa Nation By administrateur

L’économiste de formation, Mihary est sorti de de la bulle financière pour la découverte de la biodiversité marine et la richesse de sa Nation

La mission consistait essentiellement à observer les activités économiques de subsistance des villageois de Salary Nord. La communauté est majoritairement composée de l’Ethnie VEZO qui est traditionnellement “Pêcheur”. La pêche constitue ainsi l’activité principale des villageois. Alternativement, quelques villageois pratiquent l’Algoculture comme Activité Génératrice de Revenus (AGR). Il s’agit d’une filière assez récente mais commence à présent à bien payer pour quelques fermiers qui sont motivés à la culture à en voir par les techniques de production.

Un pêcheur à la ferme d’algue

C’est dans ce contexte que Mihary Rabearison, un Doctorant en Sciences Economiques auprès de l’Université de Mons en collaboration avec l’IHSM, travaille sur la valorisation des algues marines en bioplastiques (biodégradables) tout en estimant leurs potentialités socio-économiques dans le Sud-Ouest de Madagascar, voire pour le pays ainsi que leurs débouchés éventuels sur le marché extérieur.

D’un autre angle, Salary Nord se reconnaît par son paysage unique et la coloration de la mer époustouflante, d’où, sans doute, l’origine de l’appellation de la zone en : << SOARIAKE >>. Sans doute, une amélioration de l’accès routier promouvrait considérablement la zone et permettrait d’exploiter ses potentialités, à n’en dire que le tourisme local.

Le paysage marin dans le coin

Le village des pêcheurs

Pour en profiter pleinement, une visite à Salary Nord doit passer par la cuisine locale et les poissons fumés pour se solder par un baptême de plongée marine chez “Madagascar Diving” avec Fred Lucas. Car après tout, d’un point de vue Keynésien, L’économiste doit être mathématicien, historien, politicien et philosophe. Il doit aborder simultanément l’abstraction et la réalité et étudier le présent à la lumière du passé en vue de l’avenir sans qu’aucun aspect de la nature des institutions ne lui échappe.

Pourquoi pas ajouter en sus, connaître l’environnement marin et découvrir la biodiversité marine.

Toute l’équipe, après la plongée sous-marine

La première fois de Mihary

Débuter sa thèse de Doctorat pendant l’année de COVI 19. Deux de nos Doctorants témoignent.

Comment les étudiants vivent-ils la pandémie de la covid19?

Rina et Maka, deux des doctorants sélectionnés dans le cadre du projet PRD « Bioplastique et algoculture villageoise », ont débuté leur première année de thèse depuis juillet 2020 nous font part de l’effet du covid19 sur leur travail.

  • Maka : « Nous avons commencé la thèse lors que la covid19 était déjà présent à Madagascar mais n’arrivait pas encore dans la ville de Toliara, où nous vivons».

Toliara est une ville située dans le Sud-ouest de Madagascar où se trouve l’IH.SM (à l’Université de Toliara), l’institut collaborant avec l’UMons dans ledit projet.

  • Rina : « On m’a toujours dit que les difficultés ne manqueront pas pendant la réalisation d’une thèse, mais je pense que cela aurait été moins dure sans cette pandémie…La préparation de notre visa a durée plus d’un mois ; tout comme notre inscription à l’UMons, qui ne nous a pas permis de suivre les cours comme prévus ni d’avoir une carte de séjour et d’ouvrir un compte bancaire. De plus nous ne pouvions pas rencontrer d’autres étudiants, ni visiter la ville le weekend…nous ne savions même pas qui étaient nos voisins dans notre appartement que lorsqu’il y a eu un problème de panne d’électricité qui nous a incité à sortir pour voir ce qui s’est passé.
  • Maka : « …pas le droit de faire la fête à noël ni au le nouvel an…La raison de tout cela? C’est la fameuse covid19

Si tels étaient leur difficultés, comment se passent les choses pour eux en ce moment ? Sachant que Belgique est encore en confinement en ce mois de février alors qu’à Madagascar la situation semble améliorée.

  • Maka : « Tout s’est un peu amélioré suite à l’affaiblissement des mesures dernièrement. Nous sommes actuellement en train de suivre les cours que nous avions manqués pour une nouvelle session, mais cela reste en ligne pour l’instant. Pas de possibilité de rencontrer notre professeur, ni les autres étudiants qui suivent la même formation que nous».
  • Rina : « Pour ce qui est de la culture belge, comme le festival de doudou, nous avons eu l’occasion de suivre un workshop en ligne qui nous a fait découvrir autrement la ville montoise.»

Photo: Rina, observant un échantillon au microscope éléctronique

Leurs conseils :

  • Rina : « Quoi que vous faites, surtout pour les étudiants, ne désespérez pas, tenez bon car la difficulté sera toujours présent et imprévisible dans les études. En ce temps de covid19, trouvez un moyen d’avancer malgré tout, n’attendez pas que cette pandémie se termine pour faire ce que vous pouvez faire… Mais n’oubliez pas de respecter les mesures sanitaires😊 ! »
  • Maka : « Restez toujours positif car on peut aussi considérer cette situation comme un avantage. C’est l’occasion de prendre du temps pour vous et de travailler vos projets de recherche. Trouvez des formations gratuites en ligne pour renforcez vos capacités dans vos domaines respectifs. Mais n’oubliez pas le plus important, c’est d’être organisé et avoir un planning pour permettre de mieux cibler et atteindre vos objectifs.»

Photo: Maka, travaillant sur la fabrication de bioplastique à base d’algues